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Nom du blog :
ahmedbacar
Description du blog :
le blog du journaliste Ahmed Bacar
Catégorie :
Blog Actualité
Date de création :
31.05.2011
Dernière mise à jour :
19.06.2018

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ELECTION 2016, UNE AFFAIRE NATIONALE COMORIENNE

ELECTION 2016, UNE AFFAIRE NATIONALE COMORIENNE

Publié le 31/01/2014 à 17:12 par ahmedbacar Tags : VOTE
PRÉSIDENTIELLE 2016, UNE AFFAIRE NATIONALE COMORIENNE
PRÉSIDENTIELLE 2016, UNE AFFAIRE NATIONALE COMORIENNE

L’élection présidentielle de 2016, une affaire nationale comorienne

Les bien-pensants, accordez-nous tout simplement le droit d’être Comoriens!

Par ARM

      Le 18 mai 2011, Mohamed Abdouloihabi organisait une cérémonie d’adieux à la Présidence de l’Île autonome de la Grande-Comore, cédant la place à Mouigni Baraka. Elamine Ali Mbaraka dit «Aboulhaïr», alors Maire de Fomboni, était invité à cette mémorable cérémonie au cours de laquelle il remit symboliquement au Président Mohamed Abdouloihabi le titre de «Citoyen d’Honneur de la Ville de Fomboni», et à son épouse un présent venant de la femme du Gouverneur de Mohéli, en reconnaissance de leur mobilisation en 2010 pour l’organisation de l’élection présidentielle, quand Ahmed Sambi voulait rester à Beït-Salam ad vitam æternam. Grand tribun devant l’Éternel, Elamine Ali Mbaraka mit le feu aux poudres dès qu’on lui céda la parole. Pour lui, tout s’explique par l’Histoire: au XIXème siècle, quand des Anjouanais faisaient des razzias à Mohéli, ce sont des Grands-Comoriens qui aidèrent les Mohéliens à s’en défendre. Donc, pour lui, quand Ahmed Sambi refusait d’organiser l’élection présidentielle, il était sur les traces de son ancêtre, qu’il dépeint sous les traits d’un pillard et d’un tueur spécialiste des razzias, tué à Mohéli (c’est son propos), alors que Mohamed Abdouloihabi, dans la pure tradition historique de la Grande-Comore, était du côté des Mohéliens. Ce qui explique le respect et l’attachement des Mohéliens pour leurs voisins de Grande-Comore. C’est toujours le propos d’Elamine Ali Mbaraka.

 

      Arrivé à Mohéli le 21 mai 2011, Elamine Ali Mbaraka avait été jeté en prison par le Colonel Mohamed Anrifi Moustoifa Bacar Madi dit «José», dit «Obama», sans motif, ni ordre du juge, ni donc inculpation, et ce jusqu’au 3 juin 2011. Le rappel de ces péripéties est nécessaire à un moment où on m’explique que je n’ai pas à intervenir dans le débat sur la candidature d’Ahmed Sambi au poste de Président de la République en 2016 car les Grands-Comoriens sont les Comoriens qui méprisent le plus les Mohéliens. La remarque est simpliste parce que chaque groupe insulaire s’estime le plus méritant, le plus noble. En même temps, si l’on fait abstraction de la haine que les autorités répandent entre Comoriens, rien n’empêche un Comorien d’être en bonne entente avec ses frères et ses sœurs des autres îles. Et, malgré des propos et des comportements malheureux imputables plus aux autorités qu’aux citoyens, des relations cordiales existent entre Comoriens, au-delà de l’appartenance insulaire, et tout patriote sincère doit s’en féliciter. Nous voulons juste avoir le droit d’être Comoriens.

 

      Aujourd’hui, les Comores sont confrontées à un grand problème, celui de la candidature d’Ahmed Sambi à la présidence de la République en 2016, alors que les Grands-Comoriens sont les seuls habilités à briguer la magistrature suprême du pays. Ahmed Sambi a fait le coup à Mohéli, quand il disait que les Mohéliens ne méritaient pas de diriger le pays car ils étaient de simples ignares. Depuis 2013, il plonge le pays dans la division et le divisionnisme en voulant nolens volens être candidat au poste de chef de l’État, même s’il sait qu’il n’a aucune chance de voir les Grands-Comoriens le laisser les humilier et les piétiner comme de simples cafards et cancrelats. En 2010, de nombreux politiciens grands-comoriens s’étaient mobilisés en faveur de l’élection présidentielle devant porter un Mohélien à la présidence comorienne.

 

      Quand le Président du Parti RIDJA, Maître Saïd Larifou, un Grand-Comorien, voulut prendre l’avion à Hahaya pour aller s’enquérir de la situation politique qui prévalait à Mohéli au cours de cette période difficile, Ahmed Sambi demanda à ses policiers de le battre à mort. Maître Saïd Larifou avait été battu comme du plâtre. Il avait failli en mourir, et aucun des policiers qui s’étaient acharnés sur lui, bien identifiables sur les images de la vidéo, n’a été présenté devant un juge pour coups, blessures et tentative d’assassinat. Les images de cette tentative de meurtre sont encore sur YouTube, et on peut les consulter même aujourd’hui. Maître Saïd Larifou avait agi en Comorien soucieux de l’avenir de la démocratisation dans son pays. Il avait refusé de croiser les bras pendant qu’un dictateur de village malmenait la Constitution et les institutions de son pays en toute impunité, sûr de son «bon droit».

 

      Pendant que les Mohéliens étaient chauffés à blanc, conscients qu’Ahmed Sambi avait l’intention de les humilier et les écraser comme des fourmis du Mato Grosso, ils avaient pris la décision de se mobiliser pour l’application d’une Constitution posant le principe désormais admis d’une présidence tournante entre les îles. Comme Ahmed Sambi voulait les mater par les soldats de l’Armée nationale de Développement (AND), le Général Salimou Mohamed Amiri, un Grand-Comorien, avait fait comprendre au satrape qu’il n’était ni envisageable, ni possible pour lui de donner l’ordre à ses hommes de se livrer à des représailles sur les Mohéliens. Cela contribua à accentuer la haine et détestation d’Ahmed Sambi envers le plus prestigieux et le plus galonné des officiers comoriens. En homme ayant un sens profond de l’État et comprenant le rôle d’une Armée républicaine, le Général Salimou Mohamed Amiri ne pouvait ordonner le massacre de Comoriens, même originaires d’une petite île de 290 km².

 Comores: A. A. Sambi en France

      Quand des Comoriens de France se mobilisaient à Paris et Marseille pour réclamer la tenue de l’élection présidentielle de 2010, il suffisait de faire les calculs pour se rendre compte que sur 100 Comoriens, on ne pouvait recenser plus de 10 Mohéliens. Ce sont des Grands-Comoriens qui étaient toujours les plus nombreux. Ils venaient de tous les horizons politiques et n’agissaient pas en tant que Grands-Comoriens, mais en leur qualité de citoyens comoriens. Pour s’en convaincre, il suffirait à peine de revoir les images de manifestants comoriens devant l’Ambassade des Comores à Paris en avril 2010. C’était pareil à Marseille.

      En 2006, Azali Assoumani ne voulait pas partir de Beït-Salam. Il s’y plaisait tellement qu’il s’y voyait rempilant encore pour quelques années supplémentaires. Or, un Anjouanais devait accéder à la présidence de la République. Dès lors, les Comoriens de toutes les îles se mobilisèrent pour demander son départ. Ces mobilisations eurent lieu aux Comores, certes, mais également en Francemétropolitaine. Une fois de plus, ce n’est pas l’insularité qui l’avait emporté, mais le sentiment d’appartenance à une seule et même nation: les Comores.

 

      De ces événements politiques, on peut tirer la conclusion selon laquelle les Comoriens sont capables du meilleur quand ils savent taire leurs petites histoires d’insularité afin de se projeter sur la nation. Quand un dictateur assoiffé de pouvoir comme Ahmed Sambi pervertit la Constitution et les institutions nationales, ce n’est pas une île qui est humiliée, mais l’État dans son ensemble. C’est pour ça qu’un Mohélien est dans l’obligation morale de se mobiliser quand il voit que l’ancien satrape veut humilier la Grande-Comore. Le Mohélien n’a pas à céder au «charme» d’un discours du diviser pour mieux régner en disant que sa mobilisation ne se fera que quand c’est Mohéli qui est piétinée. En effet, le coup porté à la Grande-Comore ne concerne pas une île, mais toute l’Union des Comores. La preuve? Ahmed Sambi, après avoir humilié Mohéli hier, veut faire la même chose à la Grande-Comore aujourd’hui. Seule la mobilisation populaire l’arrêtera, et ce n’est pas par hasard si chaque fois que le pays entre dans une zone de graves perturbations politiques, on le retrouve au centre de celle-ci.

 

      Aujourd’hui, aux bien-pensants, nous demandons une seule chose: accordez-nous le droit d’être Comoriens et d’échapper au carcan de nos îles respectives. L’insularité n’est pas une solution. En juin 2012, lors de la présentation de son livre, Hamada Madi Boléro avait dit une chose fondamentale: pour renforcer le sentiment d’appartenance à une nation unie, pourquoi ne pas cesser d’écrire «Comores» avec «S», pour adopter une nouvelle écriture, celle de notre pays débarrassé de son «S», pour écrire «Comore», au singulier, pour signifier l’unité?

      Aujourd’hui, les Mohéliens qui s’isolent et qui ne veulent pas savoir ce qui se passe à la Grande-Comore et Anjouan doivent se demander s’ils peuvent affronter seuls un dictateur de la trempe d’Ahmed Sambi sans l’aide des habitants des autres îles. Les Comores ont souffert des divisions voulues et cultivées par des autorités qui ne se soucient que de leurs intérêts de clan et de famille. Une seule chose permettra de dépasser ces problèmes: le sentiment pour les Comoriens d’appartenir à une nation unique et unie, au-delà de nos hameaux et de nos îles.

 

 

© www.lemohelien.com – Jeudi 30 janvier 2014.